Les amas planétaires ne sont pas rares mais les doriphories (conjonction d’au moins cinq planètes) le sont davantage. Pour l’astrologie mondiale, une doriphorie symbolise de profonds changements.
De fait, cet amas planétaire nous ramène directement à la Nouvelle Lune Capricorne du 7 janvier 1989.

1989 a été très riche en événements majeurs, notamment :
- La Russie qui se retire d’Afghanistan.
- La répression de la révolution étudiante en Chine avec le massacre de la place Tian’anmen.
- Frederik de Klerk devient président de la République d’Afrique du Sud et, secrètement, entame des négociations avec l’ANC, ce qui mènera à la fin de l’apartheid et à la libération de Nelson Mandela l’année suivante.
- La chute du mur de Berlin, entraînant la fin de la guerre froide et le début du processus de réunification de l’Allemagne.
- La tuerie de l’école polytechnique de Montréal. Le tueur a mentionné qu’il combattait le féminisme. À la suite de ce drame, une coalition est créée pour demander le contrôle des armes à feu, ce qui mènera à l’adoption de la Loi sur les armes à feu au Canada.
- La révolution roumaine qui aboutit à la fin du régime communiste et à l’exécution du dictateur Nicolae Ceaușescu et de son épouse. C’est le début d’une démocratie parlementaire.
- Invasion du Panama par les États-Unis et destitution de Manuel Noriega.
Outre la doriphorie, nous retrouvons d’autres similarités entre les deux thèmes :
Le Nœud Nord
Le Nœud Nord est en Poissons, c’est donc un retour des Nœuds que nous vivons en 2026. Toutefois, en cours d’année, le Nœud Nord passe en Verseau (en mai 1989 et en juillet 2026).
Le Nœud Nord Poissons demande de considérer la vie globalement, dans tout ce qu’elle est, en dépassant l’insécurité qui pousse à mettre tout et tout le monde dans des petites boîtes bien étiquetées, ce qui occasionne un très grand stress et des erreurs d’interprétation, de jugement. Le risque zéro n’existe pas et la vie est en constante évolution, s’adapter demande souplesse et foi en soi et en la vie.
Quant au Nœud Nord Verseau, il nous entraîne vers notre humanité, au-delà des apparences, du clinquant, du « m’as-tu-vu ». L’énergie Verseau est la liberté d’expression du génie individuel qui contribue à améliorer l’humanité. Chaque individu est unique et apporte une lumière particulière à sa collectivité. Ce n’est pas la collectivité qui définit la lumière, c’est l’individu qui rayonne librement, sans étiquette, sans condition. C’est ainsi que les révolutions naissent, quand les libertés sont brimées par des masques dorés trop froids et inhumains.
Saturne, Neptune et Uranus
En 1989, l’aspect exact de la conjonction Saturne-Neptune Capricorne a eu lieu trois fois, en mars, juin et novembre. L’aspect exact de la conjonction Saturne-Uranus a eu lieu en 1988, en Sagittaire et l’aspect exact de la conjonction Uranus-Neptune a eu lieu en 1993.
Toutefois, en janvier 1989, ces trois planètes sont conjointes (en vert sur l’image) et font partie de la doriphorie.
37 ans plus tard, Saturne et Neptune sont à nouveau conjoints, en Poissons, mais l’aspect exact sera en Bélier, le 20 février 2026. (Neptune entre en Bélier le 26 janvier et Saturne le 14 février).
Quant à Uranus, il a parcouru environ 120 degrés et envoie un trigone à l’amas planétaire. En janvier, il termine son transit en Taureau et entre en Gémeaux le 26 avril 2026.
Pluton, Hauméa et Éris
En 1989, Pluton était au sextile de la doriphorie. En 2026, il est conjoint à l’amas.
Comme en 1989, Hauméa et Éris envoient chacune un carré à la doriphorie.
2026
L’amas planétaire de 2026 a ceci de particulier que ce sont toutes les planètes personnelles (de la Lune à Mars) qui sont conjointes, et c’est Pluton qui se joint au groupe. J’y vois une grande volonté de transformation.
Les carrés d’Hauméa et d’Éris, actifs dans les deux cas, me semblent très intéressants. Le symbolisme de ces deux planètes naines n’est pas encore très clair pour moi. Ce que j’en comprends dans le contexte de ce thème, c’est que, tant qu’à faire une révolution, autant que ce soit pour améliorer les choses, pour vivre dans un monde qui nous convient.
Hauméa insiste sur la nécessité de se concentrer sur ce que nous voulons (et non sur ce que nous ne voulons pas). La formulation est importante. Il est tout aussi important d’être réellement conscient de notre objectif quand nous entreprenons quelque chose, ou quand nous réagissons. Autrement dit, on peut faire des choix pour de mauvaises raisons (par peur, par vanité, orgueil mal placé, etc.).
Quant à Éris, elle nous pousse à nous dépasser. Ça peut être des encouragements ou de la provocation.
Globalement, le thème de la doriphorie de 2026 me semble plus coordonné, plus net et, surtout, plus soutenu. Concrètement, je ne sais pas ce que nous allons vivre, mais ce sont assurément de grandes transformations pour nos sociétés, et donc nos vies.
Reste à souhaiter que nous saurons faire les choix nécessaires, avec courage et compassion, pour améliorer les conditions de vie des êtres humains.
Sabine Jeangérard
13 janvier 2026
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