Le 17 novembre 2021, Vénus Capricorne est entrée dans sa zone de rétrogradation pour en sortir le 2 mars 2022.

Vénus véhicule l’énergie de deux signes complémentaires :

Le Taureau qui symbolise nos sentiments par rapport à quelqu’un (y compris soi-même : l’estime de soi) ou à quelque chose ou à une situation. Ces sentiments nous permettent d’évaluer et d’accorder une importance plus ou moins grande à ce que nous vivons. Ils nous permettent aussi de décider si nous allons investir dans une relation ou un projet, ce que nous allons investir (temps, argent, énergie, ressources, savoir-faire, etc.) et comment.

Parmi les critères d’évaluation, il est aussi question de considérer le bénéfice, ce que nous attendons en retour de cet investissement, ce que ça nous rapporte, notre intérêt. Quel sentiment sera nourri ? Se sentir accueilli et aimé, vivre un amour partagé, le plaisir des sens, le plaisir de vivre, la satisfaction d’avoir réussi, se sentir en sécurité financière et matérielle, se sentir reconnu voire admiré, renforcer l’estime de soi, ressentir la paix, ressentir le pouvoir et la puissance, échapper à une réalité qui nous déplait. Et, bien entendu, il est important de considérer les risques, ce que nous pouvons perdre dans cette relation ou dans ce projet, et si nous sommes prêts à vivre cette perte.

La Balance qui symbolise l’équilibre. C’est en fonction de nos besoins (la partie Taureau de Vénus), que nous vivons nos relations (familiales, amoureuses, amicales, professionnelles) et que nous faisons des choix. Avoir conscience de nos priorités nous permet de négocier et de trouver un terrain d’entente dans une situation conflictuelle. L’objectif étant de concilier deux réalités en trouvant l’équilibre entre la satisfaction de nos besoins et de ceux des autres, dans le respect de toutes les parties concernées. L’équité est garante de la paix intérieure et extérieure.

En résumé, la partie Taureau de Vénus nous permet de définir nos priorités, ce qui permet à la partie Balance de négocier avec les autres, ou avec soi-même, dans différentes situations.

Le 19 décembre, quelques heures après la Pleine Lune Gémeaux, Vénus débute son mouvement rétrograde alors qu’elle est conjointe à Pluton Capricorne, amplifiant ainsi le carré en T avec Hauméa Balance et Éris Bélier qui est actif depuis la mi-2019 et jusqu’en 2023.

D’un point de vue mécanique, quand une planète rétrograde, ça signifie que, vu de la Terre, on a l’impression que la planète recule. En réalité, c’est la Terre sur son orbite, qui « double » la planète en question, ce qui fait que notre point de vue change et que nous ne voyons plus les choses de la même manière.

Symboliquement, pour la rétrogradation de Vénus, ça signifie que, environ tous les deux ans, nous avons l’opportunité de remettre en question nos priorités, nos critères d’évaluation, nos attentes. Divers événements, plus ou moins heureux, activent cette remise en question. Pour cette fois-ci, la conjonction à Pluton ressemble plus à un impératif qu’à une opportunité, puisque des angoisses bien cachées vont émerger… et, au moment où j’écris ces lignes, c’est probablement déjà fait!

En effet, lors de la Nouvelle Lune Sagittaire du 4 décembre, accompagnée d’une éclipse du Soleil, Vénus était déjà conjointe à Pluton.

Si tu ne vises rien, tu n’atteindras rien.

C’est une réplique du film « La légende des dix anneaux » et elle résume l’esprit de cette lunaison Sagittaire accompagnée de la conjonction Vénus-Pluton.

Alors, que visons-nous ? Quel est notre objectif dans la vie ? Si nous passons notre temps à nous mettre en retrait, à nous protéger d’un risque ou d’une possible souffrance, nous ne visons rien, nous nous enfermons dans un petit espace, certes sécurisant, mais contraignant et fade, qui fait que nous nous sentons prisonnier des circonstances, et qui nous laisse avec un goût amer.

Le risque zéro n’existe pas, personne ne peut savoir comment l’autre va agir ou réagir, personne ne peut réellement prévoir l’issue d’une situation. On peut envisager plusieurs possibilités mais, pour la partie qui est hors de notre contrôle, le seul pouvoir qu’on ait, est de choisir et de décider dans quelle voie on veut s’engager. Et ce choix se fait en fonction de nos priorités.

La rétrogradation de Vénus

Il y a deux périodes importantes dans la rétrogradation de Vénus :

Du 19 décembre 2021 au 9 janvier 2022 – Vénus est étoile du soir, elle se couche après le Soleil et on peut l’observer, à l’Ouest, en soirée. On l’appelle Vénus Hespérus. C’est une Vénus mature, plutôt introvertie et, quand elle arrive en fin de cycle avec le Soleil et qu’elle débute sa rétrogradation, elle devient passionnée et a tendance à dramatiser. Elle s’accroche à des valeurs qui ont fait leur temps. Ses sentiments sont intenses et, par refus du changement, elle peut se sacrifier pour une cause perdue.

La conjonction à Pluton, durant toute cette période, va amplifier cette intensité, tout particulièrement dans la période de Noël, puisque le troisième carré exact, entre Saturne Verseau et Uranus Taureau, aura lieu le 24 décembre et que Vénus et Pluton seront exactement conjoints le 25 décembre.

Très clairement, ça signifie qu’il est fondamental de revoir nos priorités. C’est une nécessité absolue! Et, puisque Vénus est en Capricorne et que Saturne est impliqué, il convient de prendre en considération le contexte de notre vie. Redéfinir nos priorités nous permettra de recadrer notre vie (Saturne) et de nous impliquer réellement dans ce qui compte pour nous (Uranus).

Cette période peut donc être marquée par des événements désagréables et perturbants, qui nous agressent, qui font qu’on peut ressentir une grande insécurité, du rejet, du manque, du dégoût, de la haine. On peut aussi avoir le sentiment de ne pas être libre, ni respecté, de toujours avoir à en faire beaucoup et de récolter peu.

Le premier indice pour reprendre le contrôle de notre vie, pour savoir si c’est nécessaire, c’est un sentiment très désagréable, angoissant, qui génère beaucoup de stress et d’anxiété. Si c’est le cas pour vous, vous le ressentez déjà, il n’a pas pu vous échapper car il est intense.

Il est possible que nous ne sachions pas exactement d’où ça vient et que ça semble sortir de nulle part, car aucun événement majeur ne s’est produit. Il convient donc de regarder notre quotidien, les petits événements désagréables et récurrents, qu’on tolère. Enfin, qu’on tolérait jusqu’à maintenant mais qui deviennent insupportables parce qu’on a l’impression que ça n’aura pas de fin, ou parce que ce n’est pas gratifiant, parce que ça n’apporte rien de bon. Ces petits événements finissent par prendre toute la place. C’est là qu’il faut regarder et, surtout, c’est là-dessus qu’il faut agir : pourquoi acceptons-nous cette situation ? Quel besoin voulons-nous combler en acceptant cette situation ? Avons-nous raison de le faire ? Quel est le risque si nous ne le faisons plus ? Quel est le risque si nous affrontons la situation ? Quel est le bénéfice si nous sortons de cette situation ? De quoi avons-nous réellement besoin ?

Le 9 janvier 2022, Vénus, le Soleil et la Terre seront alignés. À partir de cette date, Vénus devient étoile du matin et, quelques jours plus tard, on pourra l’observer un peu avant le lever du Soleil, à l’Est. On l’appelle Vénus Lucifer, la porteuse de lumière. C’est une nouvelle Vénus, humaniste, ouverte, spontanée, enthousiaste et impulsive, qui se laisse guider par ses sentiments. Au tout début du cycle, quand elle est encore rétrograde, elle est avant-gardiste, parfois trop, ce qui créé un trop grand décalage entre ses idéaux et sa réalité, les plaçant ainsi hors d’atteinte. Ça peut ressembler à de l’auto-sabotage ou à la quête d’une chimère.

Donc, revoir ses priorités, oui, mais procéder graduellement en visant un objectif à portée de soi. Comment faire ? Imaginez un escalier, une marche à la fois. Un petit changement qui mène vers un autre, puis un autre, etc. Notre vie nous donne des indices. Écoutons notre Vénus, écoutons nos sentiments et respectons nos priorités, nos besoins.

Respecter ses sentiments, ça veut aussi dire que, lorsqu’il est nécessaire de négocier pour trouver un terrain d’entente, on peut être conciliant mais il y a une limite. Cette limite, c’est quand l’autre ou la situation, demande trop d’efforts de notre part et que ça créé un déséquilibre. C’est alors qu’il faut dire non et, peut-être, taper du point sur la table. La paix ne s’achète pas, le prix est toujours extrêmement élevé et la récolte est douloureuse.

Vivre en paix, c’est apprendre à gérer les conflits. Tout le monde ne peut pas être d’accord sur tout et il y aura toujours des personnes qui seront insatisfaites. La difficulté est de déterminer où est la limite entre de réels besoins et l’immaturité, l’inconscience ou la mauvaise foi.

Durant toute cette rétrogradation de Vénus, nous allons avoir l’occasion de faire la part des choses, à tout le moins, de faire des essais, pour redéfinir nos priorités et apprendre à gérer les conflits. Ceci nous permettra, en plus des autres configurations très vénusiennes qui marqueront 2022, de nous approprier notre vie. Car, pour faire avancer les choses, pour améliorer notre vie, nous devons être impliqués pour choisir avec discernement le chemin sur lequel nous voulons nous engager.

Vivre sa vie ou la passer, c’est notre choix.

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