Ce cycle nous parle de recadrage et des réformes majeures qui sont nécessaires pour assainir et réorganiser nos sociétés, nos vies. Plus précisément, puisque le Soleil, Cérès et Mercure étaient conjoints à Saturne et Pluton en Capricorne, au carré d’Éris Bélier, il est question de :
Avec le Soleil : reconnaître la nature d’une personne, d’une société, d’un groupe et, globalement : « accepter pleinement le monde tel qu’il est, sans attendre qu’il devienne celui que nous aimerions voir. » (Discours de Mark Carney, forum économique de Davos).
Il s’agit donc de reconnaître et d’accepter les choses telles qu’elles sont, de faire un état de situation honnête, sans fards. Reconnaître un problème. Peu importe le problème dont on parle, on ne peut pas le résoudre si on ne le reconnaît pas. Le reconnaître, et accepter que ce soit ainsi, est le premier pas vers sa résolution.
Dans un autre contexte, le Soleil représente l’importance de reconnaître la nature d’une personne (son talent ou son incompétence), la nature du travail accompli. Ce qui nous amène à Mercure.
La pandémie de 2020 est très étroitement liée à ce cycle Saturne-Pluton, et elle a porté un éclairage particulier sur au moins deux choses liées à Mercure :
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- Le travail et les conditions de travail du personnel de santé et des employés de ménage.
- La mise en place du télétravail à grande échelle et les services en ligne.
De manière générale, avec Mercure, on parle de ceux dont on ne voit le travail que lorsqu’ils ne sont pas là pour le faire, les invisibles dans l’ombre du Soleil. Dans ce contexte, le Soleil représente ceux qui jouent sur les apparences, qui savent parler, plaire et séduire, mais qui oublient qu’ils font partie d’une équipe, d’un ensemble, et que toutes les parties de cet ensemble sont importantes et contribuent à la bonne réalisation d’un projet. Bien sûr, il y a aussi ceux qui jouent la comédie du « je sais tout » et qui, finalement, sont inutiles.
Avec Cérès, nous apprenons à « faire avec » la réalité que nous acceptons de voir. Et, à la lumière de l’actualité très tourmentée que nous vivons depuis plus d’un an maintenant, cela implique aussi d’apprendre à « faire sans ». Parce qu’il ne s’agit pas de courber le dos et d’attendre que ça passe, une attitude passive est vouée à l’échec.
Accepter de regarder la réalité en face, ça signifie envisager d’autres options, d’autres possibilités, et s’engager dans une voie qui correspond à nos valeurs, en coordonnant les forces de chaque personne impliquée. D’où l’importance d’identifier la réelle place de chacun et de reconnaître les forces en présence.
En effet, au même titre que seul un problème reconnu peut être résolu, seul un potentiel reconnu peut être utilisé adéquatement.
Avec Pluton, pas de retour en arrière
Depuis 2020, nous avons pu observer le télétravail : ses bienfaits (meilleure productivité, moins de perte de temps dans les transports, conciliation travail-famille facilitée, moins de stress) et ses inconvénients (bureaux vides qui coûtent cher, commerces délaissés, liens professionnels plus difficiles à tisser). Au Canada, la tendance est au retour en présentiel. C’est une solution de facilité pour régler un problème (principalement économique) qui n’appartient pas aux travailleurs.
Donc, ça ne fonctionnera pas. Il faudra seulement plus de temps pour accepter cette réalité et, au bout du compte, trouver une autre solution. Avec Pluton, on ne retourne pas en arrière car l’évolution est devant. Avec Pluton, on transforme pour améliorer.
Le thème du 28 mars 2026, outre le sextile entre Saturne Bélier et Pluton Verseau, est marqué par le carré quasi-exact entre Pluton et Cérès Taureau, qui met de l’avant les ressources disponibles, c’est-à-dire les ressources financières, matérielles et humaines, donc les talents et savoir-faire de chacun.
Pluton demande d’innover, de rénover, d’humaniser, certes en tenant compte des investissements financiers mais surtout en tenant compte de la valeur des êtres humains impliqués et en se demandant:
Ces êtres humains sont-ils considérés comme un matériau pour consolider une économie ? Ou une nouvelle économie doit-elle être implantée pour mieux servir les êtres humains?
Cérès étant dans la Maison VI du thème du 28 mars, il est principalement question d’organiser le travail afin qu’il favorise le bien-être, donc la santé (dans son sens le plus large), des employés et des organisations qui les emploient car les uns dépendent des autres.
Ce n’est qu’en prenant la mesure de l’apport réel de chacun, en acceptant la réalité, que les bonnes décisions pourront être prises.
Sabine Jeangérard
5 mars 2026
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